C'est avec un peu de retard que nous vous offrons le résumé de l'après-midi qu'a passé un membre de l'équipe de Planète Tintin au festival de la Cité de Lausanne, qui accueillait cette année la deuxième édition du Festival Tintin:
Samedi après-midi,
J'arrive au Festival Tintin et me retrouve sur la Place de la Riponne. Il y a déjà foule et je me rends directement sous une grande bâche. À l'intérieur, d'abord, une petite "boutique" avec des t-shirts, des badges et des casquettes spécialement en vente pour le festival. Au passage, je prends le supplément spécial du journal "24 Heures" qui offre le programme détaillé du festival. C'est ici aussi que sont exposées plus d'une dizaine de véhicules tout droit sortis des planches des aventures du petit reporter à la houpette ! Je ne sais plus où donner de la tête: la Ford T de Tintin au Congo, la Citroën verte dans Tintin au pays de l'or noir, la Lancia Aurelia de Monsieur Arturo, la Lancia Aprilia grise de l'Emir Ben Kalish Ezab, la 2CV des Dupont Dupond, la Citroën 15 des agents secrets bordures et même la petite Bugatti rouge d'Abdallah ! Au dessus de chaque voiture, on peut voir une case géante extraite des albums où la voiture est représentée. Magnifique...

Après cela, je me dirige vers une autre petite tente tenue cette fois par la poste suisse. Je peux y voir les fameuses cartes postales ainsi que les trois oblitérations éditées cette année par la poste helvétique; celle de Tintin «1200 Genève • jour d'émission • 10 mai 2007», celle du professeur Tournesol «1630 Bulle • L'Afére Tournesol • 22 mai 2007» et bien évidemment celle de Milou «1000 Lausanne • Festival Tintin • 7-8 juillet 2007». Étonnement, la planche des 25 timbres belges est aussi en vente.
Oups, déjà 17h ! Je vais au Palais de Rumine pour écouter la table ronde et ses invités. Arrivant dans une grande salle de conférence, j'aperçois Charles Dierick des Studios Hergé, dans le rôle de modérateur avec à ces côtés Philippe Goddin, ancien secrétaire général de la Fondation Hergé, Bernard Cosey un dessinateur suisse et Dominique Stich docteur en linguistique et traducteur de l'Affaire Tournesol en arptian (ou francoprovençal). Philippe Goddin nous a parlé de sa biographie qui sortira en octobre aux Éditions Moulinsart et nous a révèlé un scoop incroyable ! En effet, le personnage du professeur Tournesol, qui jusqu'alors a toujours été comparé au célèbre suisse Auguste Piccard, aurait été, en fait, inspiré par le grand-père de Hergé, un certain Dufour, inventeur du chauffe bain à gaz ! Bernard Cosey, lui, a expliqué certains liens entre son oeuvre et le Tibet et nous a également raconté sa rencontre avec Hergé. Dominique Stich nous a parlé de la langue française et de son emprise sur les patois régionaux, de l'arpitan, et du travail qui a été nécessaire pour réaliser la traduction de l'album. Quant à Charles Dierick, il n'a pas hésité a intervenir pour poser ses propres questions, avec chaque fois une pointe d'humour. Après l'intervention, "chronomètrée" par le modérateur, de chaque invité, il était possible de poser des questions aux 4 participants de la table ronde. Globalement, ce fut un moment des plus intéressant.

Je vais ensuite à la deuxième exposition Tintin installée au Musée historique de Lausanne. Une grande banderole nous invite à rentrer dans le bâtiment. Au deuxième étage, un organisateur nous accueille et malheureusement, il nous avertit que les appareils photos sont interdits; dommage... L'exposition n'en est pas moins intéressante. Une grande frise faite de photographiques d'époque, retrace la vie de Georges Remi. À côté de là, derrière une petite cloison, on découvre une pièce où l'on peut admirer le film tourné en décembre 1960 par la TSR (Télévision Suisse Romande) intitulé "Tintin et Hergé". L'occasion de voir l'artiste ainsi que ses collaborateurs aux Studios Hergé, crées à Bruxelles 10 ans plus tôt. Dans le reste de l'exposition, je découvre une douzaine de planches originales; à côté de chacune, une fiche descriptive nous informe de la technique utilisée à la réalisation du dessin, de la dégradation dont il a souffert (tâches, déchirures, jaunis, etc), et de la manière dont on le rénove... Enfin, pour illustrer ces informations, un film tourné dans les actuels Studios Hergé montre ces différentes façons de restaurer les planches; un travail minutieux et délicat. Parmis les "trésors" exposés, une illustration de 1930 pour la couverture de l'album "Tintin au pays des Soviets", mais aussi une version en noir et blanc de "Tintin en Amérique" ou encore une carte du continent asiatique qui annonçait le voyage du reporter et de son fidèle compagnon à quatres pattes en Orient publié dans le Petit Vingtième du 1er décembre 1932.
Ensuite, je m'en vais à la Place Saint-Maur pour écouter la lecture de l'album "L'afére Tournesol" traduit cette fois en patois gruérien par Joseph Comba, à la demande de l'association tintinophile suisse Alpart. C'est les membres de cette dernière, dont le jeune charmeysan Jean Rime, qui ont mené à bien cette lecture.
Puis, c'est déjà le moment pour moi de partir... En chemin, je découvre encore une énorme banderole sur laquelle Tintin conduit une moto à toute vitesse (dans "Le Sceptre d'Ottokar") accrochée sur les echafaudages de la cathédrale de Lausanne, actuellement en travaux...

Au delà de tout ce que je vous commente dans ces quelques lignes, le Festival Tintin c'est aussi la projection de nombreux films, documentaires et dessins animés autour de Tintin et son créateur. À noter toutefois que la course de caisses à savon initialement prévue pour dimanche a été finalement annulée faute de participant(e)s. Malgré cela, j'estime que le Festival Tintin a été un bon rendez-vous (et en plus sous un soleil radieux !) pour tous les fans tintinesques de 7 à 77 ans !
Tintin-Milou
pour Planète Tintin
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