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Hergé au Québec
Par Christian Proulx , le 29/1/2013

Dans le cadre de la semaine Canada-Belgique la journaliste Judith Jasmin rencontre Hergé !

Cette photo d'Hergé prise en avril 1965 est parue sur la couverture du Journal Montréal-Express daté du 7 avril 1965 pour souligner l'arrivée d'Hergé au Québec pour le 7eme Salon du Livre de Montréal !

Cette photo d'Hergé prise en avril 1965 est parue sur la couverture du Journal Montréal-Express daté du 7 avril 1965 pour souligner l'arrivée d'Hergé au Québec pour le 7eme Salon du Livre de Montréal !

Bob de Moore et moi ! Petit récit d'une rencontre
Par chris, le 29/1/2012

Bob de Moor-Noe.tv Ma rencontre avec Bob de Moor ça remonte à pas mal de temps. Je n'ai pas la date exacte mais c'est un peu avant son décès. Il y a eu une exposition de bandes dessinées Belge au Mail Champlain à Brossard. Je n'étais même pas au courant à l'époque que cette exposition avait lieu. C'est tout à fait par hasard que j'ai rencontré Bob de Moor en me rendant au centre d'achat où j'ai aperçu une foule rassemblée autour de personnes qui signaient des autographes. En levant les yeux j'ai bien vu qu'il y avait des affiches de personnages de bandes dessinées que je connaissais bien. En m'approchant j'ai vu que l'un deux dessinait le Chevalier Ardent si je me souviens bien. C'est en regardant aux alentours que mon cœur chavira. BOB DE MOOR était là en personne !

Pour moi ce dessinateur était, avec Jacobs, l'un des plus proches collaborateurs d’Hergé. J'étais figé sur place ne sachant pas comment l'aborder. Mon appartement était à quelques minutes du centre d'achat et presto je suis allé chercher une photocopie noir et blanc de la couverture de mon livre. Rendu à l'exposition je me suis approché et il y avait un jeune d'une dizaine d'années qui semblait être avec Bob de Moor. Je lui remis la photocopie et demanda de la remettre au célèbre dessinateur. Très occupé à autographier des livres il ne m'avait pas vue et je me mis à l'écart pour voir sa réaction. Je croyais qu'il allait prendre la copie et la regarder brièvement pour ensuite la jeter. Ce n'est pas tout a fait ça qui s'est passé !

Le jeune garçon lui remis la couverture et il la regarda pendant plusieurs secondes et je le vis parler avec lui. Il se leva et commença à regarder de gauche à droite. De toute évidence il me cherchait. Je me suis avancé vers lui et lui demanda comment il trouvait cette page couverture. C'est vous qui avez fait ça ? me demanda-t-il. Je lui répondis par l'affirmative. Vous avez fait un dessin c'est tout ? Non, j'ai un livre de 62 pages qui vient avec cette couverture. À ce moment là il avait décroché complètement de son entourage et la curiosité avait pris le dessus. Votre livre ça parle de quoi ? Je lui ai raconté très brièvement l'histoire et pendant tout ce temps il avait un sourire figé sur son visage. Vous savez que vous ne pouvez rien faire avec cela ? Je sais ! Et ce qui suit est pour moi un des plus beaux moments de ma vie. Il regarda encore une fois ma couverture et me demanda timidement Puis- je la garder ? Bob de Moor qui me demande s'il peut conserver ma couverture. La réponse fût positive assurément. Il la déposa soigneusement dans une mallette qu'il avait près de lui et me serra la main en me disant Félicitations pour ce bon travail ! ''

Et voilà c'est tout. Mais le pire dans tout ça c'est que j'étais tellement surpris et excité par ce qui venait de se passer qu'il ne me vint même pas à l'esprit de lui demander un autographe. Le lendemain j'ai retourné là bas mais l'exposition était terminée. Dans les archives de Bob de Moor il y a ma couverture de Tintin et le Marquis qui repose là quelque part !

Amicalement, Réjean Marquis

C'est sur le blog de Franklin que j'ai fait la rencontre de Réjean Marquis qui comme moi est québécois et grand amateur de l'oeuvre d'Hergé .

Tintin en Wallon de Liège
Par chris, le 5/5/2006

C'est dans le cadre des "Fêtes de Wallonie" en septembre 2006 qu'est prévue la sortie des "Bijoux de la Castafiore" en Wallon Liégois. Lisez l'article du soir.be Tintin en wallon du cru Pour plus de détails sur les fêtes Wallone et sur l'album Tintin consultez les sites de... "La Province de Liège" et de "Tintin en Wallon Liegeois"

                               
Un exemplaire rare du Crabe aux Pinces d'Or dérobé !
Par chris, le 21/5/2011

extrait du crabe aux pinces d'or -Hergé-MoulinsartCommuniqué de la salle de vente Rops



Le 20 mai, vers 15 heures, un exemplaire rare du Crabe aux Pinces d'Or a été dérobé dans une vitrine de l'exposition. Par chance, nous possédons une vidéo claire du vol, du voleur et de la femme qui l'accompagnait. L'homme âgé de 45 à 50 ans était vêtu d'une veste trois quart foncée, probablement en cuir et d'un jean; il porte des lunettes. La femme, d'un âge similaire, les cheveux châtains plutôt clairs et coupés courts, portait une blouse vert clair et un sac à main de couleur vert pomme très "flashy". Nous savons aussi qu'ils circulaient dans une petite fourgonnette de marque Citroen, de type C15 et de couleur bleu violacé, d'un modèle assez ancien. Si vous reconnaissez la ou les personnes décrites ci-dessus, nous vous serions reconnaissant de prendre contact avec nous au (00 32) 81 74 99 88 ou par mail (rops@rops.be). Vous pouvez évidement compter sur notre absolue discrétion.

Article sur Actua Litté

Vidéo et article sur Rtl

La vente SPECIALE HERGÉ aura lieu le dimanche 22 mai à partir de 13 heures.

Bianca Castafiore Diva du XXe siècle
Par chris, le 13/6/2006

* Tintin.com annonce la sortie en septembre 2006 de l'ouvrage de Monique Moons intitulé Bianca Castafiore,la Diva du vingtième siècle. Un second ouvrage sur la diva par Albert Algoud intitulé La Castafiore: biographie non autorisée est disponible depuis peu. Nouveautés chez Casterman:Fac-similés... "Objectif lune" "On à marché sur la lune"

  • image Copyright © Hergé / Moulinsart 2006''
Le rire de Tintin
Par chris, le 19/6/2006

Thierry Groensteen, LE RIRE DE TINTIN, ESSAI SUR LE COMIQUE HERGÉEN, éditions Moulinsart, 2006

par Richard Langlois

Le réputé animateur français du 9e art, Thierry Groensteen, nous présente un inventaire exhaustif, abondamment commenté, des formes variées qui provoquent le rire dans les aventures de Tintin. Méthodiquement et très rationnellement, il divise sa magistrale étude du comique en trois grandes catégories: la physionomie, le sentiment et le langage. Des sous-catégories se retrouvent dans le traitement du comique de l’insistance, de la répétition et du mécanisme du burlesque. L’auteur insiste, avec beaucoup d’exactitude, sur le comique spécifique de Haddock et des Dupondt, en s’attardant sur deux albums où l’humour semble le plus prolifique: TINTIN AU TIBET et LES BIJOUX DE LA CASTAFIORE.

Les parties de l’ouvrage les plus intéressantes et originales ne concernent pas les analyses académiques du comique, mais plutôt celles qui expliquent l’évolution du découpage chez Hergé pour en arriver à la maîtrise de l’ellipse. Même constatation sur l’utilisation progressive des ballons avec des bulles pour exprimer une voix intérieure. Groensteen retient toute notre attention lorsqu’il aborde des interprétations symboliques comme la suivante: « une seconde naissance, un nouvel accouchement, de Tintin dans LE CRABE AUX PINCES D’OR qui émerge d’un hublot étroit ouvert sur la nuit, portant attaché à la taille une corde en manière de cordon ombilical. » L’auteur élabore un autre rapprochement judicieux entre Tintin chez les Soviets déguisé en fantôme et Philippulus, le prophète dans L’ÉTOILE MYSTÉRIEUSE, disant : « Temblez mortel, votre châtiment est proche... »

Nous découvrons comment Hergé tire un parti comique des moindres objets: un réverbère, un réveille-matin, un sparadrap, un verre cassé, une marche brisée... Il avait une prédilection pour les liquides répandus ou gaspillés: douche subite, crachat de lamas, éclaboussure de flaques d’eau, hublot ouvert... Hergé savait exploiter tout le comique potentiel d’un scaphandre ou d’un simple lit; l’humour était d’autant plus conscient que ces accessoires sont indispensables au récit et transcendent leur fonction strictement utilitaire. Les thèmes récurrents de la nourriture et de la boisson dans TINTIN AU TIBET, malgré leur nature triviale nous sont « offerts en contrepoint comme une dimension héroïco-spirituelle de l’aventure ». Groensteen continue cette analyse spirituo-rabelaisienne dans TINTIN ET LES PICAROS en nous dévoilant que c’est dans le registre du « farcesque qu’ont été célébrées les noces de la nourriture et de l’humour ».

Il faut reconnaître la grande érudition de l’auteur, mais à vouloir trop expliquer l’humour on lui enlève toute sa valeur comique et sa force subjective. Hergé était le premier à voir d’un mauvais oeil toute étude « trop sérieuse » de son oeuvre. L’extrapolation mécanique des rouages internes de son comique, avec un vocabulaire hermétique, l’aurait mis très mal à l’aise. Dès le départ, le titre de l’ouvrage crée une confusion d’interprétation en se référant au « rire DE Tintin »; d’autant plus que Groensteen prend la peine de consacrer un chapitre intitulé Tintin, sérieux... avec mesure et démontre que le héros vedette d’Hergé « n’a pas une nature comique et il est malaisé d’apporter des preuves formelles s’il dégage de l’humour ». Et de conclure que « Tintin apparaît comme celui qui conserve la tête sur les épaules en toutes circonstances et qui traque la vérité en sachant raison garder » .

Hergé savait que le 9e art, comme le jazz, est un phénomène qui est né aux États-Unis, le seul pays qui pouvait devenir l’endroit de prédilection pour cette nouvelle forme d’art. Comme ses compatriotes belges, Georges Simenon et Jean Ray, Hergé a puisé ses sources d’inspiration dans la mentalité anglo-saxonne plus que dans la tradition latine. Groensteen montre comment Hergé se serait inspiré de personnages français tels Monsieur Jabot, Monsieur Crépin, Monsieur Vieux Bois, le Docteur Cosinus ou les deux filles de la famille Fenouillard. En comparant le comique d’Hergé avec celui de Goscinny, Groensteen distingue le comique particulier du Belge Hergé de celui du scénariste français qui privilégie la dérision, avec ses formules élaborées à partir de calembours anachroniques et de railleries sur les particularismes ethniques. Même si Tintin se trouve dans des situations drôles, notre reporter n’est pas un voyageur caricatural comme Astérix et Obélix.

Il est difficile de prendre tout à fait au sérieux cette étude ou Groensteen se complaît à nous imposer ses théories personnelles issues de « sa » thèse sur l’origine « töpfféen » du 9e art. On comprend mal l’absence de toute référence à Henri Bergson, une des grandes autorités sur le rire. Ce dernier disait: « Il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain ». Pour tous les hergéologues, là se retrouve le véritable comique d’Hergé: dans un profond humanisme et non dans une froide mécanique.

À lire Un article du blog Tintin's world sur le journal Tintin et un lien vers la page du site officiel qui annonce la sortie de l'ouvrage intitulé "Le Journal Tintin/Les coulisses d'une aventure"(Éd.Moulinsart) sortie prévue pour septembre 2006

Les vrais secrets de La Licorne
Par chris, le 26/6/2006

Hergé, LES VRAIS SECRETS DE LA LICORNE, éditions Moulinsart, 2006

par Richard Langlois

Dans un petit format à l’italienne, on nous offre un véritables trésor: la version intégrale du SECRET DE LA LICORNE en noir et blanc, paru en 1942 dans Le Soir volé, journal aux mains de l’envahisseur allemand. Pour la première fois nous pouvons lire en album les planches inédites, non retouchées et qui ont été publiées en 2004, en hommage au 75 ans de Tintin. Une réédition rendue possible à partir des films d’impression retrouvés à la Fondation Hergé. Cette manne nous donne droit aux cases demeurées inédites et au lettrage des ballons de la main d’Hergé.

On comprend pourquoi c’est dans LE SECRET DE LA LICORNE que le talent d’Hergé atteint son apogée. C’est l’album qui lui permet , en retrait de l’actualité de la guerre, d’explorer un univers imaginaire plus personnel avec une identité nouvelle. Au bout d’un récit avec une intrigue policière bien ficelée, avec des dimensions oniriques et fantastiques, nous découvrons le refuge enchanté de Moulinsart; d’abord hostile qui deviendra à la fin le lieu métaphorique du trésor-bonheur qui dort en chacun de nous.

Les véritables joyaux de cet ouvrage, ce sont les pertinents commentaires de Daniel Couvreur et Frédéric Soumois, accompagnés des précieuses recherches documentaires de Philippe Goddin, le gardien attitré du trésor. Les contributions de ce trio, nous dévoilent les arcanes de la création au jour le jour durant les années difficiles sous l’Occupation, durant lesquelles Hergé ne voulait pas mettre Tintin entre parenthèse. Ce dernier a opté pour un récit d’évasion totale, en nous plongeant dans un voyage extrême dans l’espace et le temps. Toute la chasse au trésor à partir d’un parchemin qui se lit comme dans LE SCARABÉE D’OR de Poe, se déroule dans un «ailleurs» très vague, quelque part dans l’Atlantique, dans un endroit assez flou pour échapper à toute censure.

C’est dans LE SECRET DE LA LICORNE que Haddock s’impose comme un personnage principal en retrouvant son ancêtre François de Hadoque et que les Dupondt atteignent un sommet du comique, tant au niveau de leur caractère spécifique, de leur discours confus et de leur gestuel burlesque. Avec la force de ces personnage, c’est la première fois qu’Hergé développe une intrigue assez étoffée qui s’articulera sur deux albums. Goddin nous précise qu’Hergé se révèle au sommet de son art, parce qu’il est enthousiaste, inventif et décomplexé en lançant ses héros dans une nouvelle aventure remplie de magie et de secrets.

Il faut lire en parallèle l’album en couleur de 1943 et la version 1942 pour apprécier les coupures, les ajouts, les corrections jusqu’à l’uniformisation de la ponctuation. Hergé coupe dans les dessins, élimine des éléments du décor pour permettre à la couleur de jouer un rôle narratif et psychologique. Il redessine complètement la Licorne. Les dialogues seront retouchés, mais en perdant des expressions savoureuses aux parfums jugés trop exotiques. Les personnages parleront un français plus académique. Par coquetterie les

« Dupont » deviendront les « Dupondt ». On précisera le vocabulaire maritime et l’architecture des composantes du bateau. On apprend qu’il n’y a pas eu de navire ayant porté le nom de Licorne en France, mais plutôt en Hollande et au Danemark, et plusieurs Unicorn anglaise au XVIIe siècle. Hergé a consulté abondamment le livre paru en juin 1942 d’Alexandre Berqueman L’ART DE LA MER. Nous découvrons l’origine historique des 3 Rackam le Rouge, de même que le sens étymologique de la « Sainte-Barbe ».

Les observations commentées les plus savoureuses dans ce décryptage méthodique et historique du SECRET DE LA LICORNE relèvent de détails documentaires inattendus et très pertinents. Voici juste quelques exemples, donnés en vrac, pour mieux mesurer l’importance et l’ampleur de toutes la recherche soumise. Lors de la promenade au « Marché aux puces » de Bruxelles, Milou se gratte l’oreille... On apprend que l’étrange expression « naviguer de conserve » n’a rien à voir avec les boîtes métalliques; c’est un terme de marins pour dire que les navires se protègent en naviguant ensemble. Le nom de La Licorne devient mythique lorsqu’on nous informe qu’il y avait une rue de La Licorne à Bruxelles et une auberge locale dont l’enseigne annonçait La Licorne d’or. Même s’il n’y a pas de rue du Labrador où demeurait Tintin à Bruxelles, une rue près du Vieux Marché s’appelle Terre-Neuve, une province du Canada qui comprend une grande partie du... Labrador. Parce que les Allemands rationnent l’essence en Belgique, il faut attendre la 83e bande avant de voir un véhicule faire irruption. Hergé dessine des rues et des routes sans voitures. On marche beaucoup dans cet album, comme toute la Belgique occupée. Le nom de famille du collectionneur de navires miniatures, Yvan Yvanovitch Sakharine réfère aux annonces dans les journaux pour vendre, en cette période où le sucre est rare, une substance chimique du nom de saccharine, dont la saveur est proche de celle du sucre. Les vols des portefeuilles, brouillant les pistes de la quête du trésor, sont inspirés d’une documentation du journal Le Soir qui rapporte des dizaines de disparitions quotidiennes de porte-monnaie à Bruxelles en 1942. Le kleptomane Aristide Filoselle coupera et collera ces colonnes du journal.

La crypte monumentale du château de Moulinsart s’explique par le fait qu’en mai 1942 il y a plusieurs chantiers archéologiques en Belgique: la restauration de la crypte romane de Nivelles, les fouilles du cellier roman à Tournai et douze voûtes de l’ancienne crypte de l’abbaye Saint-Martin font l’actualité. Toutes les pièces historiques et archéologiques accumulées dans la crypte secrète de Moulinsart ont été empruntées aux planches d’illustrations de l’encyclopédie Larousse en deux volumes. Le gigantisme presque irréelle de la crypte dans l’album se comprend mieux lorsqu’on sait qu’Hergé n’a pas encore esquissé la silhouette de Moulinsart que l’on découvre dans son entièreté seulement à la fin du TRÉSOR DE RACKAM LE ROUGE, un an plus tard. Pour le moment, Tintin qui a été chloroformé n’a aucune idée de l’endroit où il se trouve prisonnier. Il est étonnant de voir notre héros en super-héros et soulever une poutre dont la masse exige un effort surhumain.

Dans la version 1943, les décors seront plus raffinés, des bruitages supprimés et des découpages refaits. Ce sera esthétiquement plus plaisant, mais que d’effets prodigieux oubliés; entre autres le remontage d’une balle de revolver qui, dans la version 1942, passe d’une case à l’autre et procure une rapidité et un frison plus grand dans la lecture. La poursuite de Tintin par un gros chien danois est plus dynamique dans la première version parce que plus proche du dessin animé. Il faut reconnaître que la couleur brise la cocasserie burlesque des bousculades et des chocs de corps et d’objets.

Dès les premières lignes de cet ouvrage, les trois spécialistes de l’oeuvre d’Hergé éveillent notre curiosité, aiguisent notre sens critique et donnent à chaque lecteur une plaisante envie incontrôlable de lire de front les versions 1942 et 1943 du SECRET DE LA LICORNE, si différentes dans les détails. Le judicieux choix de cases en couleur en parallèle avec la version intégrale en noir et blanc s’accompagne de commentaires dont la rigueur sont des modèles d’analyse et de synthèse. Un ouvrage incontournable par l’exactitude sur les faits historiques et la pertinence des explications. Une riche étude qui alimente l’enthousiasme et repaît l’intérêt le plus vorace des tintinophiles les plus affamés.

Album jeux Tintin
Par chris, le 27/6/2006

TINTIN, ALBUM-JEUX 2, éditions Moulinsart, 2006

Par Richard Langlois

Comment ne pas vouloir tout savoir, tout découvrir, tout trouver et étonner ses amis avec des jeux intelligents, des expériences surprenantes, des farces et des bricolages variés... lorsque cette participation ludique se présente avec de nombreuses illustrations, extraites des albums de Tintin. C’est avec une présentation graphique impeccable que la maison Moulinsart nous présente un deuxième album-jeux, conçu et écrit avec une grande rigueur didactique.

Comme pour le disparu journal TINTIN, ce livre s’adresse aux 7 à 77 ans, sans barrière sociale et sans frontière ethnique. On a misé sur un souci universel dans la lecture, comme l’a toujours fait Hergé pour les aventures de Tintin. Sur la piste de notre reporter, nous devons résoudre des énigmes qui aiguisent nos sens et met au défi notre réflexion logique. Dans un premier jeu, on doit reconnaître et distinguer les principaux ennemis de Tintin, afin de les éliminer. Puis on nous fait visiter des lieux familiers et d’autres moins familiers. Pour cette quête, il faut bien choisir les moyens de transport qu’on nous offre. On nous fournit des outils pour décrypter les messages secrets, qu’ils soient en morse ou sous forme d’ hiéroglyphes. Un défi de taille surgit lorsqu’il faut éviter les mauvais tours d’Abdallah. Un voyage guidé sur la lune nous permet de découvrir chaque méandre de notre satellite et d’apprivoiser chaque étape du voyage pour s’y rendre. Il en sera de même pour explorer le monde sous-marin et tout l’attirail marin, de la machine de hissage au treuil. Nous apprenons même à nous orienter en pleine mer.

Une des parties les plus instructives, ce sont les pages consacrées aux étapes de la réalisation d’une planche de BD, du croquis à l’impression, avec en prime, le scénario de la main d’Hergé, ses crayonnés, ses ébauches de mise en page, son encrage et sa mise en couleur.

Un livre très complet de jeux, de tests, d’énigmes, d’activités créatrices et le récit commenté du voyage sur la lune, à la manière d’Hergé. Quoi de mieux pour garantir une lecture des plus agréables et de nombreuses heures d’amusement éducatif; cela pour plusieurs générations de jeunes et de moins jeunes qui veulent vieillir sans devenir vieux.

Merci tout spécial à Richard Langlois spécialiste québécois en bandes dessinées... Les ouvrages cités par Richar Langlois sont disponible par le site de Flammarion Diffusion ainsi que sur Store Tintin.com

Entrevue avec...
Par chris, le 1/7/2006

Voici une entrevue avec le concepteur des sites Tintin pour toujours et Moulinsart en 3D Julien L

Planète Tintin: Bonjour Julien en commençant je tiens à vous féliciter pour votre magnifique travail sur vos sites « Tintin pour toujours » et le tout nouveau « Moulinsart en 3D »!

Julien : Merci et je remercie également Planète Tintin d’avoir été l’un des premiers sites/blogs à parler de mon site ça fait toujours plaisir lorsque l’on lance un tout nouveau site.



Planète Tintin : Question incontournable...Comment vous est venue l'idée de présenter cette création du château de Moulinsart en 3D ? Qu'est-ce qui a motivé votre choix pour le château ?



Julien : Au tout départ, c’est parti tout simplement d’une petite animation que je voulais faire pour mon premier site « Tintin pour toujours » où j’avais juste prévu de faire tourner sur 360 degrés l’extérieur du château sur un fond noir. Puis étant abonné aux magazines les Amis de Hergé, je suis tombé sur une rubrique où un architecte Belge avait commencé à faire des recherches à partir des différents albums, sur l’éventuelle disposition des différentes pièces du château. Il y avait également toute une série d’articles sur les origines de Moulinsart. J’en profite d’ailleurs pour remercier les Amis de Hergé d’avoir gentiment accepté que je publie leur texte sur mon site.

Cela m’a permis de commencer à faire une partie consacrée à Moulinsart sur Tintin pour toujours. Et de faire justement le château vu de l’extérieur. Puis tout naturellement je me suis ensuite dit que cela serait sympa de voir l’intérieure. Mais vu l’ampleur du projet je n’étais pas encore sur de la tournure que cela allait prendre. J’ai donc choisi de publier sur mon premier site, une petite visite d’uniquement la chambre bleue. Si j’ai choisi cette pièce en premier comme pièce teste, c’est tout simplement que cette pièce est vue dans vraiment tous ses angles dans les albums de Tintin, et qu’elle avait beaucoup de meubles. Le fait d’avoir réalisée cette pièce et les bons retours que j’avais par mail des visiteurs de Tintin pour toujours, m’a encouragé à donc m’attaquer à l’ensemble du château.



Planète Tintin : De l'idée de départ jusqu'à la mise en ligne du site combien de temps avez-vous consacré à la création du château et de ses pièces ? Qui à fait la voix de Nestor ?

Julien : Je me suis tout de suite dit, que vu que ce qui était à l’origine qu’une simple petite partie allait devenir très gros, qu’il fallait faire un site à part. Une fois cette décision prise, j’ai également décidé de reprendre le modèle de la chambre bleue et de l’extérieur pour en améliorer la qualité notamment en remplaçant le fond noir par les jardins de Moulinsart. L’amélioration des textures et de la résolution était devenue possible grâce au développement de l’ADSL. La modélisation du Grand Salon, des chambres de Tintin et Haddock, la Salle de bain ainsi que les couloirs m’ont pris plusieurs mois. Mais comme je ne travaillais pas toujours sur ce projet par manque de temps, il s’est en faite écoulé réellement un peu plus d’un an pour arriver à la version finale.A noter également que c’est seulement vers la fin de la modélisation des pièces, que j’ai décidé de modéliser Nestor pour accueillir les visiteurs et faire la visite. Cette décision a encore retardé l’ouverture du site puisque j’ai mis plus d’un mois pour modéliser et animer uniquement Nestor. Il s’est encore écoulé un mois pour finalement mettre en place les vidéos et les animations 3d sur le site web.Pour ce qui est de la voix de Nestor, c’est bien simple, c’est la voix extraite du dessin animé de Tintin Les bijoux de la Castafiore . C’est d’ailleurs pour cela qu’en faite Nestor parle très peu, et que le reste est sous forme de bulle.



Planète Tintin: Parlant de personnage est-ce le seul que nous pourrons voir au château ?

Julien : Il est vrai que j’ai déjà entendu plusieurs personnes qui m’ont fait cette remarque, en me disant par exemple que l’on pourrait rencontrer la Castafiore. Je ne sais vraiment pas encore si je le ferais. Pour le moment je compte déjà finir tout ce que j’ai prévu, et notamment terminer la modélisation des autres pièces.

En revanche, ce qui est sur, c’est que l’on verra beaucoup plus Nestor. Je compte plus tard faire une visite entièrement accompagnée de Nestor, où il marchera à nos cotés et ouvrira les portes et dira quelques mots sur chaque pièce visitée. Ce sera dans la partie qui est encore en construction sur la visite interactive du château ou le visiteur pourra se déplacer dans le château a l’aide de la souris, un peu comme dans les jeux du style click & play (genre Myst).

Planète Tintin : Malgré que d'autres pièces soit encore sur la planche de travail, comptez-vous apporter soit des détails ou améliorations aux pièces déjà en ligne ? Est-ce que le laboratoire de Tournesol tel que vu dans l’affaire Tournesol sera ajouter à la visite du château ?

Julien : En ce qui concerne les pièces existantes, il faut déjà que je précise une chose : tous les meubles que j’ai modélisés sont tous sans aucunes exceptions tirés des albums, je veux dire par la que rien n’est jamais rajouté ou inventé. Du coup certaines pièces paraissent parfois un peu vide comme les chambres de Tintin et Haddock où certains visiteurs regrettent de ne pas voir de lits par exemple. Mais comme Hergé ne les a pas dessiné je ne veux pas en mettre. C’est pour cela que les pièces existantes n’auront pas de nouveaux meubles dans le futur, sauf si par exemple j’en ai oublié un, où dans ce cas je me ferais un plaisir de le rajouter. Ce qui peut également se produire, c’est que je modifie ou refasse certaines textures ou couleur. C’est ce que j’ai fait par exemple pour la chambre bleu qui était déjà modélisée à l’époque où seul mon premier site Tintin pour toujours existait. Je peux également modifier certains films, modifier la lumière et les positions des caméras.

En ce qui concerne par exemple le laboratoire de Tournesol, c’est une question intéressante, puisqu’il se trouve dans les jardins de Moulinsart. Et la revanche, il est fort possible qu’une fois l’intérieure du château terminé, je fasse une promenade dans les jardins de Moulinsart et donc en même temps le laboratoire de Tournesol. Mais tout ça n’est pas encore pour demain.

Planète Tintin : Mis à part le château est-ce que vous avez l'intention de modéliser d'autres éléments ou lieux particulier des albums de Tintin ? Quels autres projets sont à venir ?

Julien : En faite, c’est déjà fait, mais je ne l’ai jamais encore publié sur Internet. J’ai par exemple fait un mini film où l’on voit la fusée décoller de la terre et aller vers la lune. J’ai également modélisé la Licorne en mer, ou encore le sceptre d’Ottokar. Mais pour le moment j’ai fait ça comme ça. Mais il se peut qu’un jour je les mette sur Internet. Mais en revanche, dans ce cas cela irait probablement sur le site Tintin pour toujours et non Moulinsart 3D. Et d’ailleurs tiens, j’offre en exclus, une image du sceptre en 3d.

En ce qui concerne les projets, pour le moment je pense déjà a terminer ce site qui est tout nouveau et donc cela va me prendre encore pas mal de temps. Une fois terminé j’aurais également aimé remettre à jour et moderniser mon premier site Tintin pour toujours, et notamment y rajouter des nouvelles parties. Pour le reste je ne sais pas encore, même si en faite la création du sceptre n’était peut être pas si innocente que ça, car il se peut qu’une des nouvelles parties de Tintin pour toujours soit sur la Syldavie. Mais c’est vraiment encore très vague. Et encore une fois pour le moment je suis concentré uniquement sur Moulinsart 3d.



Planète Tintin : En terminant est-ce que votre travail est connu de Moulinsart SA ? Espérez-vous obtenir des droits pour continuer votre travail ?

Julien : Je dois bien avouer que c’est un point assez délicat. Car j’ai connu un site qui a été fermé par Moulinsart SA (cf : A la découvert de Tintin). Je ne sais pas vraiment si mon travail est connu par Moulinsart SA. En revanche ce qui est sur c’est que j’adorerais obtenir des droits pour officiellement continuer ce travail, mais je ne fais pas trop d’illusions à ce sujet. Pourtant dans la fameuse charte disponible sur Tintin.com ce qui est mis en avant c’est surtout le respect de l’œuvre d’Hergé. Et la je pense que Moulinsart 3d est vraiment dans cette optique. Car encore une fois rien n’est inventé ou rajouté, la position des pièces et des meubles du château a été longuement étudiée à partir de l’ensemble des albums de Tintin, j’ai d’ailleurs une partie entière sur mon site qui l’explique (partie qui sera d’ailleurs bientôt beaucoup plus développée).

Planète Tintin : Merci beaucoup Julien d'avoir répondu à nos questions et j'invite nos visiteurs à se rendre en grand nombres sur votre site Moulinsart en 3d ainsi que Tintin pour toujours!

Julien : Ca m’a fait plaisir de répondre à cette petite interview, et je rappelle que dans les jours à venir je vais publier la vidéo du Grand Salon et dés la semaine prochaine la promenade autour du château.

Entrevue par Christian & Matt © Planète Tintin /Tintin's world 2006

Journal Tintin
Par chris, le 14/8/2006

En plus du centenaire d'Hergé en 2007 il y a la célébration du 60e anniversaire du Lombard en septembre. ActuaBd souligne l'évènement par une interview de Raymond Leblanc qui malgré qu'elle ne soit pas récente (Mars 1979) est sans conteste un document de référence pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur l'aventure du journal Tintin.À lire Raymond Leblanc : « Je lisais Tintin dans le Vingtième Siècle ! »

Raymond Leblanc aura désormais une Fondation portant son nom pour plus de détails consultez le document pdf de la page extra Hergé 007 Fondation Raymond Leblanc Liens pertinents: L'excellent site Le Journal de Tintin la Mémoire de Tintin du site bdoubliées.La création du journal Tintin par nos amis du blog Tintin's world. Pour d'autres sites consultez notre annuaire

Tintin à Québec
Par chris, le 12/8/2006

Les vacances prendront fin bientôt et les établissements scolaires du Québec devront planifier les sorties et activités hors des murs de l'école. Cette année Planète Tintin vous suggère l'exposition "Au Pérou avec Tintin" présenté par le Musée de la civilisation de Québec en collaboration avec Moulinsart (Voir billet du 2-03-2006) du 25 octobre 2006 au 6 janvier 2008.

Consultez le programme Muséactivités 2006-2007 pour découvrir les activités reliés à l'exposition "Au Pérou avec Tintin" les activités débutent le 9 janvier 2006. Avant de vous rendre au Musée invitez Hergé personnifiez par Louis Lavoie à vous raconter son histoire à votre école.Détails sur le site Animations Louis Lavoie

Bonne rentrée 2006-2007 à tous et à toutes

Tintin en Lorraine...
Par chris, le 27/8/2006

Présent au Forum et sur La Place Stanislas La rentrée scolaire, la rentrée littéraire, .. la rentrée tintinesque. C'est le cas en Lorraine où deux rendez-vous sont proposés à une semaine d'intervalle. Le 9 septembre, à l'invitation de la mairie, TINTIN EN LORRAINE tient un stand au Forum des Associations. Plusieurs diaporamas présenteront les événements passés et à venir (expos à Bruxelles, à Senlis, festivités du centenaire, ...) ainsi que l'association TINTIN EN LORRAINE dont le troisième numéro du bulletin "Le Petit Vingt-et-Unième" est arrivé en version noir et blanc dans les boîtes à lettres, et est disponible en version couleur pdf sur notre site internet :www.tintinenlorraine.asso.fr Deuxième événement d'une autre nature une semaine plus tard, c'est notre Assemblée générale le vendredi 15 septembre, en présence de Dominique MARICQ, qui va publier - le 15 septembre - son livre sur l'Histoire du Journal Tintin.L'Assemblée générale sera le moment de faire un bilan après un an de (re)naissance - Yves HOREAU, c'était le 13 septembre 2005 ... et présenter nos projets, et bien sûr de débatre et poser des questions à Dominique MARICQ, lors du repas qui suivra l'Assemblée générale.Dominique Maricq sera présent les deux jours suivants, samedi 16 et dimanche 17 septembre au stand de la librairie La Parenthèse, à l'occasion du premier salon littéraire de la rentrée en France, Le Livre sur la Place à Nancy. Vous pourrez le rencontrer, faire dédicacer son ouvrage - n'oubliez pas ses autres livres et contributions Cinq Timbres à la Lune, et Tintin et la Ville (une expo superbe en 2004 à Bruxelles). Et en passant, n'oubliez pas de saluer les copines super sympas de La Parenthèse, Luce et Nathalie ! Et passez nous voir, on sera là ! JPC/ATL

Tintin en arménien
Par chris, le 31/8/2006

“ Les 7 Boules de Cristal ”, le premier album de Tintin traduit en arménien,sera disponible dans les librairies dès le mois de septembre.Il a fallu plusieurs mois de travail aux traducteurs Rousane et Jean Guréghian, afin de rester fidèle à l'esprit du texte d'Hergé. De même pour le dessinateur Sarkis, chargé de l'adaptation visuelle. La taille des"bulles" ne pouvant être modifiée, il a fallu adapter le nombre des mots et la taille des caractères et parfois même imaginer de nouvelles onomatopées. Cet album sera suivi par “ Le Temple du Soleil. ”Ce projet est entièrement réalisé par SIGEST spécialisée dans les livres et revues sur l'Arménie.Rendez vous sur le site Tintin en arménien



Tintin à Québec
Par chris, le 16/9/2006

L'exposition "Au Pérou avec Tintin" arrive à Québec ! Après Bruxelles,Leiden (Hollande) et l'Espagne c'est maintenant la ville de Québec qui recevra l'exposition au musée de la civilisation. La dernière exposition Tintin à avoir été présenter au Québec fut "Le Musée imaginaire de Tintin " présenté durant l'été de 1980.

L'arrivée de Tintin au Québec s'inscrit dans le cadre des célébrations du centenaire d'Hergé de 2007 "Au Pérou avec Tintin" débute le 25 octobre 2006 pour se terminer le 6 janvier 2008. Planète Tintin invite les tintinophiles du monde entier à profiter de cette magnifique occasion pour voir Tintin et visiter notre coin de pays.

Consultez régulièrement notre rubrique pour suivre l'actualité de "Au Pérou avec Tintin" présenté par le Musée de la civilisation et La Fondation Hergé

Pour mieux planifiez votre voyage au Québec visitez le site suivant. Site touristique officiel : Bonjour Québec

Lombard 60 ans
Par chris, le 23/9/2006

Les éditions du Lombard fêteront leur 60 ans ce mardi 26 septembre.Inscrivez à votre agenda les évènements suivants...

À lire ... Les éditions du Lombard soufflent leurs 60 bougies source 7sur7... Une Fondation -et un Musée- Raymond Leblanc à Bruxelles ! source:ActuaBD

L'agenda des Éditions du Lombard annonce l'exposition LES PRÉMICES DU LOMBARD, DU JOURNAL TINTIN ET DE BELVISION ainsi que la création de la Fondation Raymond Leblanc.plus de détails sur cette page de l'agenda du Lombard

Interview et dédicace de Jacques Pessis auteur du livre Raymond Leblanc,le magicien de nos enfances (Éditions Fallois) à la Fnac de Bruxelles (City 2 rue Neuve) le samedi 30 septembre à 15h30.plus de détails sur cette page de l'agenda du Lombard.Consultez le blog 60 ans du Lombard

A l‘occasion de son inauguration la Fondation Raymond Leblanc organise, en collaboration avec les Editions du Lombard, une journée portes ouvertes de 12h à 18h, le 27 septembre 2006 suite de l'article sur Tintin.com...

Exposition Tintin Québec
Par chris, le 25/9/2006

Voici l'article paru dans le cahier week-end du Journal de Montréal sur Louise Cliche,graphiste québécoise à la Fondation Hergé,qui est en ce moment à Québec pour préparer ,avec les gens du musée de la civilisation,l'exposition "Au Pérou avec Tintin".Source:Journal De Montréal/Cahier week-end/samedi 25 septembre 2006/ photo:Jobtrotter TV5

Invitation du Musée de la civilisation
Par chris, le 19/10/2006

Le président du conseil d'administration du Musée de la civilisation de Québec,maître henri Grondin,et la directrice générale,madame Claire Simard,vous invitent à une activité soulignant l'ouverture de l'expositionAu Pérou avec Tintin Le dimanche 5 novembre 2006 , à 14 h au Musée de la civilisation,85 Dalhousie,Qc Invitation pour toute la famille ! Au programme Musique des Andes avec Ayni Dégustation de chicha et de phisara.Quant à l'inauguration officielle, elle se fera le jeudi 9 novembre en présence de Son Altesse Royale le prince Philippe de Belgique et de la ministre de la Culture du Québec, Line Beauchamp. Selon l'agence de communication Presse Canadienne Par ailleurs, on lancera le 8 novembre prochain à Montréal un CD de type compilation comprenant 11 chansons tirées des albums de Tintin. Le document sonore permettra de constater que la chanson accompagne et colore plusieurs récits. Chansons, chansonnettes et comptines se retrouveront sur l'album sonore. On pourra ainsi entendre "Le Soleil et la Lune", de Charles Trenet, en lien avec "Le temple du soleil" et "Sur le Pont D'Avignon", interprétée par Jean Sablon. Dans ce cas, on fait référence à l'album "Tintin - L'étoile mystérieuse".

Lisez les divers articles du journal Le Soleil de Québec partenaire de l'exposition Tintin. Tintin notre guide au Pérou et Tintin au pays des merveillespar Régis Tremblay source Le Soleil 24 octobre 2006 Au pays des sueurs, du soleil et des larmes de la lune par Gérard Coderre, source: Le Soleil 20 octobre 2006. Au Pérou avec Tintin cet automne au Musée de la civilisation par Régis Tremblay,source: Le Soleil 17 mars 2006. À voir le reportage de Radio-Canada Tintin débarque à Québec Écoutez ...L'auteur du livre "Journal Tintin,les coulisses d'une aventure". Mr Maricq était donc de passage à Québec pour donner la dernière touche à l'exposition "Au pérou avec Tintin".Notez que dans l'interview Mr Maricq parle d'un dessin de Tintin à la cabane à sucre.J'ai une copie de ce dessin et il fait effectivement partie de ma très longue recherche entrepris depuis plusieurs années sur la visite d'Hergé à Montréal et à Québec en avril 1965. Écoutez l'interview de D. Maricq à l'émission radio de Christiane Charette .Source :radio-canada.ca Le Pérou vu par Tintin ... Visionnez une courte interview avec Dominique Bilodeau chargé de projet au Musée de la Civlisation sur la page Où est Julie de Salut Bonjour week-end (une fois sur la page cliquez sur la petite caméra pour voir la vidéo)

Activités de l'exposition Tintin
Par chris, le 27/10/2006



Voici diverses activités en marge de l'exposition "Au Pérou avec Tintin" annoncées par le musée de la civilisation de Québec.
Une grande fête populaire donne le coup d’envoi de la « tintinesque » programmation culturelle.
Ateliers éducatifs pour tous les « tintinophiles ».
En complément de l'expo Tintin Sur mes chemins andins.

À lire l'article du journal culturelle Voir Tintin et l'archéologie péruvienne source Voir.ca

En avant la musique...Avec Tintin
Par chris, le 7/11/2006

Pour accompagner l’exposition « Au Pérou avec Tintin » visible au Musée de la Civilisation (Québec) jusqu’au 6 janvier 2008, un CD musical sort ce mardi 07 novembre. Intitulé « En avant la musique, Tintin ! », il comprend les airs suivants: 1. L’air des bijoux / Mado Robin 2. Au clair de la lune 3. Sur la mer calmée… / Martha Anelici 4. L’air du toréador (Carmen) / Robert Weede 5. 1,2,3,4,5,6,7, Violette 6. Le roi de la montagne / Berval 7. Les gars de la marine / Comedians 8. Harmonists 9. Sur le pont d’Avignon / Jean Sablon 10. Le soleil et la lune / Charles Trenet 11. Boum / Charles Trenet 12. Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine / Ray Ventura Une conférence de presse aura lieu à Montréal mercredi 8 novembre pour le lancement de l'album En avant la musique, La chanson dans les aventures de Tintin en compagnie du porte-parole Mario Jean humoriste bien connu chez nous au Québec et grand amateur de l'univers d'Hergé.En avant la Musique est une compilation de 11 chansons tirées des albums de Tintin. Le document sonore permettra de constater que la chanson accompagne et colore plusieurs récits. Chansons, chansonnettes et comptines se retrouveront sur l'album sonore. On pourra ainsi entendre "Le Soleil et la Lune", de Charles Trenet, en lien avec "Le temple du soleil" et "Sur le Pont D'Avignon", interprétée par Jean Sablon. Dans ce cas, on fait référence à l'album "Tintin - L'étoile mystérieuse". Écoutez des extraits de l'album. Mario Jean sera à l'émission fréquence libre animé par Monique Giroux le 8 novembre pour parler de l'album. À lire Lancement d'un CD comprenant 16 chansons tirées des albums de Tintin source:Le Soleil.Lancement du cd Tintin au musée de la civilisation le 13 novembre un article de Régis Tremblay.Lisez Tintin en musique source :Le Soleil

Revue Hergé no1
Par chris, le 30/11/2006

Les Editions Moulinsart vont éditer leur propre magazine en version française. Son titre est tout simplement “Hergé“. Le numéro 1 paraîtra en décembre et sera distribué gratuitement aux amis et relations de Moulinsart. Petite surprise pour les membres annuels et fidèles du Club de tintin.com, ils recevront également une copie dans leur boîte aux lettres. Cela sent la fin d‘année.Si vous souhaitez vous abonner au Club Tintin et recevoir en cadeau le magazine ”Hergé” cliquez ici .source:tintin.com

Au Sommaire de ce premier numéro: 01 Dans un esprit de respect et de reconnaissance éditorial 04 “Va, mon fils” découverte 08 Hergé et ses autocaricatures analyse 17 Beaubourg à la page édition 18 Le courrier du courrier paroles d’Hergé 20 Les aventures d’un petit reporter… helvète destination 28 45.000 spectateurs pour Hergé’s Adventures of Tintin Londres 30 Le Dalaï Lama rend homage à Tutu et Tintin rencontre 34 Buvard, vous avez dit buvard ? collection 36 Tintin pilote dérivés 38 Hergé 007 40 English digest 44 Nederlandse samenvatting

Hergé 2007
Par chris, le 11/1/2007

Tintin accompagera les voyageurs du circuit de Train Bruxelles-Paris. Une fresque Tintin à aussi été inauguré aujourd'hui à la gare du Midi à Bruxelles. À lire à ce sujet:

Inauguration d'un Thalys et d'une fresque Tintin à Bruxelles-Midi (source: 7sur7)
Tintin à l'honneur à Bruxelles source (source: rtl.be)
Une fresque Tintin (source: cyberpresse) Tintin est entré en gare à Bruxelles (source:tintin.com)

Autre nouvelles:
"L'affaire Tournesol" en patois gruérien
Hergé, de génération en génération (source:actuabd)

Vidéo:Une planche à la loupe
Par chris, le 10/1/2007

À voir ... Le site télérama diffuse la vidéo : Le tintinologue Pierre Sterckx explore une planche du Lotus Bleu réaliser par Pierrick Allain. À écouter Trois questions...à Hergé réalisation: Alice Antheaume

À lire... Pierre Fresnault-Deruelle, LES MYSTÈRES DU LOTUS BLEU, éditions Moulinsart, 2006

par Richard Langlois

Sous un éclairage minutieux et judicieux nous pénétrons dans les arcanes narratifs et graphiques de l’album mythique LE LOTUS BLEU. Cette dernière formule sonne juste parce qu’un mythe, en tant que « mensonge vrai », nous parle des choses de la vie dans leur prolongation transcendantale. Le mythe devient dans l’oeuvre d’Hergé une histoire étrange qui éclaire nos existences. Comme dans l’album préféré de l’auteur, et le plus émouvant, TINTIN AU TIBET, Hergé prend le même chemin initiatique pour nous parler de notre humanité, de nos désirs et de nos craintes par le lien de l’amitié sans frontière. Suite à la pertinente introduction de Jean-Michel Coblence, le biographe de Tchang, Fresnault-Deruelle nous dévoile avec une grande érudition et des observations surprenantes la profondeur secrète de l’album où Hergé fait appel, pour la première fois, à un scénario et à une documentation authentique.

Nous pouvons mesurer l’audace d’Hergé à l’époque, d’ouvrir aux jeunes lecteurs les portes de l’exotisme oriental et les initier à des sujets inédits et tabous dans la BD européenne, entre autres le crime organisé des concessions internationales à Shanghai avec ses fumeries d’opium. Ce n’est qu’après la Deuxième Guerre que nous apprendrons toutes les atrocités de l’évasion militaire du Japon en Chine, suivie des débats diplomatiques abstraits de la Société des Nations qui se perpétuent dans l’actuelle et impuissante ONU. En plus de capter magistralement les particularismes de la Chine, Hergé nous plonge dans les féaux universels d’un monde en guerre avec la folie machiavélique des gouvernements arrogants, encore si présente en ce début du XXI ième siècle. Voir Tintin traverser les démarcations frontalières de simples barbelés, nous rappelle les immenses barrières entre des pays contemporains comme la Palestine et Israël, la Corée du Nord et du Sud. Dans les actualités d’une petite salle de cinéma, où notre héros s’est réfugié, nous voyons sur l’écran le sadisme réservé au sort d’une femme blanche et blonde fouettée par de cruels Bédouins: on retrouve les mêmes images violentes en 2007, à la télévision et sur internet.

L’un des mystères les plus touchants qu’Hergé nous dévoile, c’est celui de la Chine méconnue, avec ses hommes, ses femmes et ses enfants dans les rues, les trains, les maisons. C’est plus que des images pour faire couleur locale ou orner un décor; tous ces éléments participent à la narration et pèsent sur le destin de Tintin. L’émouvante rencontre de ce dernier avec Tchang sur les bords du Yang-tsé, dédouble notre héros de papier qui découvre l’Autre, son semblable, son frère et Tchang qui scelle le pacte de cette profonde amitié en disant: « À deux, nous serons plus forts... ».

Hergé projette le signe avant-coureur de la « mondialisation » par le dessin des pylônes métalliques qui gagnent sur la cité. Dans le bureau du raciste Gibsons, sur le mur, un cadre représente les usines Ford des années 1930. Dans cette Chine encore traditionnelle, nous découvrons son appétit économique qui deviendra féroce dans le futur. Les signes de cette modernisation en puissance alimentent plusieurs cases avec des dessins d’innovations technologiques pour l’époque: la photographie, le téléphone, le cinéma, les armes automatiques. À la page cinq, derrière le pousse-pousse nous voyons sur un mur une affiche qui fait la promotion des ampoules Siemens. L’intrusion de la publicité devient obsédante dans les décors des rues avec ses innombrables slogans.

Dans le déguisement outré des Dupondt qui veulent se faire plus chinois que les Chinois, on confond le folklore et la vie réelle. Dans cette case, la plus grande de l’album, Hergé nous présente une véritable une collection de visages avec chacun leur personnalité propre et crédible. Une belle et surprenante trouvaille analytique de Fresnault-Deruelle se retrace dans un rapprochement entre les Dupondt et deux clones d’une toile peu connue de René Magritte intitulée L’imprudent ( 1927 ), tous les deux, ou plutôt les quatre, avec des moustaches et un bras dans le plâtre. La présentation des Chinois versus les Japonais est très soignée dans l’ossature différente des visages. Les Fils du Dragon, une société secrète chinoise, occupent une case rectangulaire qui ressemble à une frise ( p.17 ) pour mettre en valeur le cérémonial ancestral de trois Chinois bien éduqués et polis. Dans une case plus petite ( p.60 ), trois Japonais, la tête haute, sortent de la Société des Nations, comme des marionnettes.

Avec beaucoup de convictions, Fresnault-Deruelle démontre comment le style d’Hergé est né et a trouvé une constance rythmique au développement narratif. La ligne claire avec toute sa cohérence formelle abonde dans les ombres chinoises qui sont, en fait, que des silhouettes en mal de lumière. La concision et la lisibilité s’expriment à merveille dans les cases où figure que la fraction des objets dont l’auteur a besoin. La science de la reprise et du rebond de certaines séquences similaires assure un rythme thématique dans la lecture, autant dans l’humour que dans le drame. La couleur locale se retrouve pas seulement dans le contenu, mais dans la forme même des cases qui ressemblent à de véritables estampes dans lesquelles l’oeil occidental perd son point de repère avec l’absence de la ligne horizontale. Dans une case silencieuse ( p.44 ) où Tintin et Tchang descendent un long escalier dans le flanc de la montagne, nous sommes plongés dans un univers graphique typiquement oriental. Toute l’esthétique de la Chine traditionnelle se résume dans la séquence de nuit, construite en ombres et dans laquelle la lune est remplacée par des bulles ( p.16 ). On ne peut que revenir à la rencontre réelle de Tchang en 1934 qui a fourni à Hergé sa première documentation, mais qui a permis à ce dernier d’épurer et assouplir son trait, à saisir le subtil dialogue du vide et du plein qui fonde la culture picturale chinoise. C’est grâce à Tchang qu’Hergé a perfectionné au fil des cases la courbure d’un trait, la silhouette d’un cerisier, les motifs délicats d’un vase Ming et le mouvement des bambous derrière une fenêtre.

Dans cette magistrale et succincte étude, la grande révélation c’est celle de la relecture d’un album phare où l’esthétisme, le graphisme et la narration s’harmonisent à merveille dans un univers sans complaisance exotique gratuite et facile. En prime, nous pouvons parcourir avec un oeil curieux et ébloui l’intégralité des couvertures du Petit Vingtième consacrées aux aventures de Tintin en Extrême-Orient, d’août 1934 à octobre 1935. LE LOTUS BLEU demeure une oeuvre majeure comme point tournant dans l’évolution et la maturation d’Hergé comme auteur, dont l’oeuvre sur la Chine dépasse en actualité et en popularité celle de LA CONDITION HUMAINE d’André Malraux qui a mal survécu à l’épreuve du temps.

disponible sur store Tintin.com

Hergé 2007
Par chris, le 9/1/2007

SUCCÈS POPULAIRE REMARQUABLE POUR L'EXPOSITION AU PÉROU AVEC TINTIN QUI SE POURSUIT ENCORE TOUTE UNE ANNÉE, JUSQU'EN JANVIER 2008

QUÉBEC, le 8 janv. /CNW Telbec/ - «L'expo Tintin est magnifique. Alliage réussi de l'imaginaire, de l'archéologie et de la pédagogie», «Une exposition remarquable pour toute la famille. Bravo!», «Super et captivant... on estincapable de quitter sans en avoir tout appris», «Expo franchement génial(sic)», «Merci pour l'incroyable expo sur Tintin», «Ca donne le goût de voyager»... Les quelque 108 226 visiteurs qui ont envahi l'exposition Au Pérou avec Tintin depuis son ouverture le 25 octobre 2006 ne tarissent pas d'éloges envers cette exposition qui, d'ailleurs, se poursuit jusqu'en janvier 2008 (et non janvier 2007 comme plusieurs le croyaient).La période des fêtes a été particulièrement riche en termes de fréquentation pour le Musée. Du 21 décembre 2006 au 7 janvier 2007, 32 589 entrées - dont 3 704 pour la seule journée du mardi 2 janvier - ont étécomptabilisées, comparativement à 21 192 pour la même période en 2005 et 21 052 en 2004.Par ailleurs, une nouvelle série d'ateliers pour la famille, en lien avec l'exposition Au Pérou avec Tintin, débute d'ailleurs le dimanche 14 janvier,de 13 h à 16 h. L'atelier, intitulé Dans le laboratoire de Tournesol, est présenté par les animateurs de la Boîte à science et invite à faire des expériences amusantes inspirées des aventures du célèbre professeur Tournesol.

Le public peut notamment apprendre à allumer une ampoule électrique avec des oranges bleues, faire décoller une fusée et repartir avec plein d'autres idées d'activités à faire à la maison! Les amateurs d'astrophysique et des albums Objectif Lune et On a marché sur la lune seront comblés par la construction d'une fusée effervescente... Cet atelier est présenté un dimanche par mois, de janvier à avril 2007, et comportera une nouvelle activité à chaque présentation.Rappelons que l'entrée au Musée de la civilisation est gratuite tous les samedis de janvier et février, de 10 h à 12 h, et l'entrée est gratuite pour tous, les mardis, de 10 h à 17 h,source:Gouvernement du Québec.

Les suggestions de Richard Langlois
Par chris, le 17/1/2007

LE JOURNAL DE TINTIN, LES COULISSES D’UNE AVENTURE, éditions Moulinsart, 2006

par Richard Langlois

Dominique Maricq, Patrick Gaumer et Christian Marmonnier nous racontent dans ses moindres détails la chronologie des événements qui ont suivi la naissance du Journal Tintin , de 1946 à 1988. Ce journal pour la jeunesse, créé dans l’euphorie de l’après-guerre, deviendra un point tournant pour la reconnaissance et l’évolution du 9e art en Europe, dans la seconde moitié du vingtième siècle. Le succès dépasse toute attente, dès le troisième numéro le tirage passe de 60,000 à 80,000 exemplaires. Le design graphique et la lisibilité narrative et graphique ont un impact considérable et durable pour un lectorat qui deviendra de plus en plus fidèle. Ce nouveau journal innove, étonne et séduit.

C’est en 1945, juste après la libération, que débute une époque florissante en publications pour les jeunes où l’audace, le talent pur et la détermination remplacent tous les diplômes. Les auteurs rendent justice à l’un des fondateurs longtemps ignoré, André Sinave, qui a précédé le rôle de Raymond Leblanc dans la conception du journal en misant le premier sur la popularité d’Hergé. Sinave, souvent boudé pour ses idées nouvelles, fut vite exclu et s’exila au Québec pour enseigner au collège de Victoriaville. C’est l’active collaboration Leblanc-Hergé qui donna au journal sa réussite exemplaire, malgré les turbulences et les remises en question. L’homme d’affaires et l’artiste ont imposé de manière fulgurante l’identité forte de leur hebdomadaire qui caractérisa le style de la BD franco-belge, après la fondation du Journal Spirou en 1938. Outre Hergé, on retrouve Edgar-Pierre Jacobs comme deuxième atout majeur de la nouvelle équipe éditoriale pour le premier numéro paru à Bruxelles, le 26 septembre 1946. Sur la couverture, inspiré du TEMPLE DU SOLEIL, on utilise le procédé héliogravure, malgré son prix onéreux, pour donner une qualité d’impression chromatique jamais vue pour un illustré, avec des noirs et des couleurs intenses. En encarté du présent ouvrage, nous pouvons parcourir le fac-similé du premier numéro, avec en double page le début du TEMPLE DU SOLEIL, LE SECRET DE L’ESPADON d’E.-P. Jacobs, L’EXTRAORDINAIRE ODYSSÉE DE CORENTIN FELDOE de Paul Cuvelier et LA LÉGENDE DES QUATRE FILS AYMON de Jacques Laudy.

Le 3 avril 1947, apparaît le slogan qui deviendra accrocheur pour les générations à venir: « Tintin est le journal de tous les jeunes de 7 à 77 ans ». Hergé fournit une création originale pour toutes les couvertures qu’il dessine. Il est intéressant d’observer que de nombreuses couvertures ont une connotation religieuse, sans tomber dans l’hagiographie. Les passages les plus intéressants et inédits de l’analyse concernent les secrets de fabrication d’un grand journal de BD. Au point de départ, des principes importants pour garantir un hebdomadaire sans vulgarité, instructif et amusant. Durant les premières années, les éditoriaux, accompagnés de la signature de Tintin lui-même, constitueront l’ossature morale du journal. Dans chacune des pages soigneusement montées, abondent illustrations et photos. Progressivement les bonnes surprises se multiplient avec l’arrivée des futurs grands auteurs du nom de Jacques Martin, Willy Vandersteen, François Craënhals, Raymond Macherot, Tibet... et même l’irruption singulière de Franquin avec les gags de MODESTE ET POMPON, sans oublier celle de Goscinny et Uderzo avec OUMPAH - PAH. Un judicieux équilibre de séries humoristiques et réalistes qui deviendront des classiques du genre, assure au journal un succès solide.

Le début des années 1950 marque un tournant important avec le journal diffusé à travers le monde francophone, du Québec au Vietnam, et la sortie des premiers albums du Lombard qui annoncent l’aube des collectionneurs et des bédéphiles. Avec l’arrivée des timbres Tintin (chèques en France) , apparaissent les produits dérivés à l’emblème du reporter; pour Hergé c’est l’occasion de concrétiser nombre de projets que les éditions Casterman ont toujours refusés. C’est dans le journal que l’on retrouve toute l’effervescence de la génération des « baby boomers » avec des rubriques pour le nouveau lectorat féminin, des interviews exclusives avec les vedettes de l’époque, tels Alain Bombard et Haroun Tajieff. Hergé colle de plus en plus avec l’actualité et même la dépasse avec son voyage sur la lune. Le 3 février 1953 apparaît un logo flambant neuf, inspiré des hebdomadaires américains: un titre réduit, encadré et placé dans le coin gauche de la couverture.

L’année 1958 sera placée sous le signe de l’Exposition universelle de Bruxelles, le journal y aura son propre pavillon. Aussi spectaculaire, le building Tintin se prépare à illuminer le ciel dans un immeuble au coeur de la capitale. Désormais, Tintin est un journal de poids qui s’expose et veille sur sa ville natale. Avec l’arrivée du journal Pilote, le 29 octobre 1959, le Journal Tintin change discrètement son logo et passe de 32 à 48 pages, puis à 52 pages, en ajoutant plus d’humour. L’arrivée de Greg, en octobre 1965, donne un second souffle pour traverser les radicaux changements culturels et sociaux des années 1960. Ce nouveau rédacteur en chef aux talents multiples contribuera au renouveau du journal en introduisant une nouvelle génération d’auteurs: Hermann, Dany, William Vance, Dupa, Turk et de Groot... Les personnages de papier deviendront plus humains, en compagnie d’héroïnes à part entière. Après le départ de Greg en 1974, le journal commence sa lente régression pour mettre fin à la belle aventure avec le dernier numéro, le 29 novembre 1988.

Cet ouvrage sur un journal exceptionnel est d’autant plus important qu’il trace , en parallèle, l’histoire de la maison d’éditions du Lombard qui fête ses soixante ans d’existence au service du rêve par l’image. Pour les 7 à 77 ans, l’année 2007 s’annonce prospère et enrichissante avec tous les autres ouvrages à paraître pour célébrer le centième anniversaire d’Hergé, né en 1907.

Découvertes Tintin
Par chris, le 5/3/2007

Voici deux sites que je vous invite à ajouter à vos favoris. Le premier que je vous invite à découvrir n'est pas nouveau de nom car c'est celui de Tintinoweb qui pour souligner le centenaire devient 100% en flash.Quentintin nous partage sa passion du monde de Tintin sur ce site fort agréable à parcourir et à découvrir.Le second site est consacré à la collection d'un autre passionné du monde de Tintin. Au-delà d’une simple présentation d’œuvre,le site objets du mythe partage avec nous la passion de ce collectionneur des plus beaux objets..du mythe ! Découvrez TINTINOWEB & OBJETS DU MYTHE