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Reportages Tintin à Radio-Canada
Par chris, le 27/12/2007
Radio-Canada à présenté dernièrement deux reportages d'intérêt concernant Tintin. Le premier concerne le gagnant, Denis Thérien, de l'émission "Tous pour un", spéciale Tintin présentée en 1967. Pour voir le reportage, cliquez ici et descendez la page jusqu'au reportage du 14 décembre intitulé "Que sont-ils devenus ? Denis Thérien" et cliquez sur "Le reportage de Jean-François Bélanger".

Le second reportage, diffusé le 23 décembre, est consacré au succès de la pièce inspiré de Tintin au Tibet présentée à Londres durant les fêtes. Cette adaptation théatrale connaît un très grand succès. Les organisateurs songent même à une tournée canadienne. Affaire à suivre... À lire Tintin à Londres.

Article modifié le 27/12/07 par Tintin-Milou
À la recherche du trésor de Rackham Le Rouge
Par tintinmilou77, le 16/12/2007
Voici la dernière lecture de notre ami Richard Langlois, qui vient nous donner son avis sur l'ouvrage "Hergé, À la recherche du trésor de Rackham Le Rouge", paru aux éditions Moulinsart il y a peu. Une fois encore, Planète Tintin le remercie.

Depuis l’apparition en 2006 des VRAIS SECRETS DE LA LICORNE, commentés et analysés par les mêmes spécialistes du présent ouvrage, Daniel Couvreur et Frédéric Soumois, c’est le public enthousiaste qui a réclamé impatiemment la suite. La maison Moulinsart publie cet autre livre événement pour rendre hommage au centenaire de la naissance d’Hergé. Le vrai trésor de cet ouvrage consacré à RACKAM LE ROUGE, c’est de retrouver ce récit dans sa version intégrale en noir et blanc parue en 1943 dans Le Soir volé, journal contrôlé à l’époque par l’envahisseur allemand.
Dans un petit format à l’italienne, nous découvrons comment Hergé a réorganisé les 183 bandes originales pour la version en couleur de l’album Casterman paru en 1944. Tout l’art d’Hergé, qui était à son apogée à l’époque, se retrouve dans le choix des cases retenues, dans les décors retouchés, les dialogues remaniés, la syntaxe et le vocabulaire enrichis. Le hublot dans la cabine de Tintin sera enlevé pour mieux mettre en valeur les effets sonores. On remplace « trésor englouti » par le seul mot de « trésor », pour mieux anticiper sa découverte dans les caves de Moulinsart. Le laboratoire de Tournesols sera agrandi et complété. C’est dans cet épisode de RACKAM LE ROUGE que nous apprenons que le château de français de Cheverny fut donné en cadeau à Haddock par Tryphon Tournesol, un nouveau personnage qui enrichira avec force l’oeuvre d’Hergé. La nouvelle présence du poète savant , un peu burlesque, procurera des moments inoubliables pour étoffer les autres scénarios à venir, en fournissant de nouveaux gags et en étoffant la relation psychologiques entre les autres personnages.
En plus de s’attarder méthodiquement sur les ponctuations améliorées, les dialogues raccourcis, les lettres remaniées, on prend soin de nous signaler les moindres changements dans les décors. Dans le passage du récit en feuilleton propre au journal à l’album de 62 pages, les contraintes, les corrections et les ajouts nous donnent toute la mesure d’un raconteur de génie à qui rien n’échappe. Même la tonalité d’une sonnerie sera réécrite dans une onomatopée plus simple et plus juste. Le grand souci de perfection graphique se retrouve dans la recomposition des idéogrammes pour exprimer la peur, la chaleur, la douleur. La typographie sera uniformisée pour laisser davantage respirer le dessin des personnages. Ce livre est une véritable recherche microscopique qui dévoile comment Hergé maîtrisait l’art du montage comme aboutissement ultime à la mise en page.
Hergé nous plonge dans un récit d’évasion totale, comme le furent tous les autres récits avec des thèmes nautiques communs, publiés durant l’Occupation. C’était un moyen pour échapper à la censure, mais aussi une occasion rêvée pour lancer ses héros dans des aventures remplies de magie et d’énigmes captivantes. Nous entrons dans un récit exceptionnel, sans méchant, qui se fond sur la cristallisation d’une famille autour de Tintin, tout en voguant sur une mer bleue pour atteindre une île qui ne figure sur aucune carte. Avec la LICORNE, on a fait un voyage dans le temps pour retrouver l’ancêtre de Haddock, ici, nous fuyons dans un espace utopique et évoluons dans un havre de paix, au moment où une guerre affecte le monde réel. Le vrai trésor, après avoir parcouru vainement le vaste monde à sa recherche, se trouve à l’intérieur de Moulinsart. Comme quoi, il est inutile de chercher le bonheur ailleurs, alors qu’il est en soi. Cette Quête sera complétée en sept mois au rythme d’un strip par jour ; une belle occasion de voir comment Hergé possédait une concision narrative exemplaire et comment il a poussé la ligne claire dans sa plus grande expressivité.
Comme dans son excellent ouvrage DOSSIER TINTIN, Soumois nous fournit les sources d’inspiration sur l’origine des noms des personnages, de même que les références visuelles ayant servi à Hergé, avec des photos à l’appui. Il s’attarde sur l’image des bateaux, en particulier sur la nouvelle vision du Sirius inspiré d’un chalutier d’Ostende datant de 1936. Il nous signale qu’une deuxième maquette du bateau , réalisée en 1952, est conservée aux Studios Hergé. On nous explique pourquoi il est préférable de chiquer au lieu de fumer le tabac, à bord d’un bateau. C’est en lisant cet album à l’âge de sept ans, que Fabien Cousteau a eu l’idée de construire son submersible d’observation océanographique en forme de squale, pour observer les requins dans la mer des Caraïbes. Son grand-père, le célèbre commandant, ambitionnait lui aussi de construire le sous-marin de Tournesol en 1957.
Les analyses les plus intéressantes se rapportent aux nombreuses cases devenues mythiques par leurs richesses poétiques et symboliques. Comment oublier la rencontre de Tintin avec l’épave de La Licorne dans un décor sous-marin sublime, l’arrivée silencieuse à Moulinsart, la visite de la crypte du château, les signes théologiques et alchimiques qui ornent la statue de saint Jean l’Évangéliste et enfin, la merveilleuse découverte des trésors antiques, précolombiens, médiévaux qui occupent le sous-sol. Rien n’a échappé au regard inquisiteur des deux spécialistes, Couvreur et Soumois, pour nous fournir un ouvrage indispensable afin d’enrichir nos connaissances sur l’oeuvre d’Hergé. La rigueur de leurs analyses et la pertinence de leurs explications deviennent de véritables joyaux pour lire en parallèle la version en noire et blanc et celle mise en couleur pour un album doté d’une force onirique inégalée.

Richard Langlois
Nouveau blog pour Catintin
Par tintinmilou77, le 14/12/2007
Nous vous annonçons l'ouverture du nouveau blog d'actualité du club argentin Tintin (Catintin). Ce dernier tentera de nous apportera un maximum de nouvelles relatives à ce héros de bande dessinée se déroulant en Amérique du Sud et notamment celles liées au club directement. C'est la membre de Catintin, Alejandra Màrquez, qui est en charge du blog. Souhaitons lui bonne chance !

Lien: http://www.catintin.blogspot.com/
Contact: niamhglk@yahoo.com.ar

Planète Tintin tient à s'excuser de cette tardive nouvelle.
Dernière rencontre pour Alpart
Par tintinmilou77, le 14/12/2007
L'association tintinophile suisse Alpart, dont nous vous avions déjà parlé, organise aujourd'hui même une soirée pour clôturer les festivités qu'elle a organisé à l'occasion du centenaire de la naissance de Hergé. Cet ultime rendez-vous, qui réunira tous les membres de l'association et divers invités, tels que Nicole Niquille, Bertrand Piccard (petit-fils de Auguste Piccard) et Jean-Pierre Talbot, sera composé de deux grands moments:

Premièrement, Alpart reversera tous les fonds recueillis grâce à la vente de l'album L'afére Tournesol à deux fondations caritatives, la Fondation Hôpital Nicole Niquille – Lukla et la Winds of Hope Foundation.
Deuxièmement, après un petit apéritif offert aux personnes présentes, l'auteur de "J'étais Tintin au cinéma", Jean-Pierre Talbot, parlera de son expérience dans "la peau de Tintin", lorsqu'il joua dans les deux longs-métrages dédiés au reporter à houpette. À noter que son autobiographie, déjà en vente en Belgique, ne le sera en Helvétie que l'an prochain. C'est donc en avant-première suisse qu'il viendra présenter son ouvrage.

D'autres activités, comme des chants de Noël, seront aussi au programme.

Et pour ceux qui ne pourront pas être la ce soir, vous pourrez tout de même rencontrer Jean-Pierre Talbot le lendemain au restaurant La Cabriolle, pour discuter avec lui et, si vous le souhaitez, acheter son livre et profiter d'une belle dédicace.

Informations pratiques:

Soirée de clôture: ce soir, vers 19h30.

Séance de dédicace:
samedi 15 décembre de 11h à 13,
restaurant La Cabriolle,
Rue de Gryuères 5, 1630 Bulle.

Pour plus de renseignements, visitez le site de l'association en cliquant ici.
Hergé, Lignes de vie
Par tintinmilou77, le 13/12/2007
Comme pour bien d'autres ouvrages sur Hergé et ses oeuvres, notre ami Richard Langlois a bien voulu nous adresser son commentaire sur une de ses lectures. Cette fois, le bouquin choisi est tout naturellement la nouvelle biographie hergéenne, écrite par le fameux Philippe Goddin, dont nous vous avons déjà parlé. De quoi vous donner, si vous ne l'avez toujours pas, l'envie de vous plonger dans cette excellente biographie, intitulée "Hergé, Lignes de vie". Aussi, nous tenons à remercier le tintinophile éclairé qu'est Richard Langlois.

Une bonne biographie est celle qu’on retrouve toujours pleine après l’avoir vidée. Publiée à l’occasion du centenaire de la naissance d’Hergé, cette biographie, la plus claire, la plus complète et la mieux présentée, compte plus de mille pages qui sont autant de raisons de découvrir comment Hergé fut un homme et un artiste d’exception dont l’oeuvre a atteint l’universel et l’intemporel. Jamais les lignes de Georges Remi dit Hergé peuvent être lues avec autant de franchise, de lucidité et de lisibilité. Un tracé impressionnant et captivant qui nous mène derrière les apparences que laisse la vie d’un être complexe qui fut un visionnaire du climat politique du XXe siècle et qui changea à tout jamais le rôle culturel et littéraire du 9e art.

Ce qui distingue cet ouvrage et lui procure son authenticité et sa valeur inédite, c’est que Philippe Goddin a connu Hergé pendant plus de trente ans et qu’à titre de maître des clés des archives de la Fondation Hergé, il nous donne pour la première fois l’accès aux notes personnelles et aux lettres des proches, des amis et des rares confidents. En plus de dévoiler des fonds demeurés secrets, Goddin a pris contact avec les derniers témoins privilégiés de la vie et de l’oeuvre d’Hergé à toutes les époques. Des passages anecdotiques et inédits éclairent sous un angle plus vrai des comportements inusités et d’autres qui renvoient à la légende que nous retrouvons dans les autres biographies. Le chroniqueur attitré de la CHRONOLOGIE DE L’OEUVRE D’HERGÉ retrace, ligne par ligne, chaque trait psychologique et le trajet personnel et professionnel d’un homme complexe et d’un artiste génial. Par exemple, en 1927, Hergé réfléchissait sur l’ouvrage de Kandinsky LA MUSIQUE DE LA LIGNE. Il est intéressant aussi de voir comment Nietzsche a influencé Hergé. Goddin partage avec nous des observations justes et précieuses en comparant Hergé à Dali: « À leur manière, Germaine et Gala apporteront à ces créateurs visionnaires une forme de stabilité psychologique indispensable à transcender leur talent. »

Le prologue présente l’extrait d’une touchante et pertinente lettre d’Hergé qui donne un ton intime et profond à la biographie. Cette mise en oeuvre par de rares confidences et des préoccupations inattendues en 1948 permet de décrypter le mystère de toute une vie. C’est sans pudeur ni indulgence qu’Hergé fournit lui-même la clé de lecture de tout son parcours, passé, présent et à venir. On ne peut que penser à la fin du film CITIZEN KANE d’Orson Welles où un traîneau qui brûle ( Rosebud ) résume une autre vie. D’une façon inspirée, le biographe nous explique clairement comment la « ligne claire » d’un destin est brisée après la Deuxième Guerre. Georges ne se confond plus avec Hergé.

Si Hergé crée les Studios en 1950, c’est justement pour distinguer sa vie professionnelle de sa vie personnelle; créer un lieu de vie loin de Tintin. C’est à ce moment que son oeuvre s’universalise et que le succès surprend et dépasse l’auteur. Si la réussite ne l’intéresse plus, elle continue de l’occuper. Il soigne son image, il peaufine sa correspondance, il réécrit sa vie en gardant pour lui ses crayonnés et ne montrant que ses planches encrées, sans rature ni remords. Hergé entretient le mythe, mais le coeur n’y est plus. Les héros sont fatigués.
Par cette biographie, la plus claire nous abordons une lecture fascinante où les événements de la vie quotidienne se lisent comme une initiation à son oeuvre. Plusieurs rapprochements séduisants nous font réfléchir: 1907, l’année de naissance d’Hergé est aussi celle où Picasso fait basculer l’histoire de l’art avec Les Demoiselles d’Avignon; un tableau qui inaugure l’art moderne et qui consacre le triomphe de la ligne . C’est aussi l’année qui marque la naissance du scoutisme avec Baden-Powell, en même temps que la Belgique devient une puissance coloniale avec le Congo. L’Exposition universelle de 1910 à Bruxelles véhicule une image devenue raciste. Comme tous les Européens, Hergé a lu les manuels scolaires des années 1920 à 1955, qui représentaient les Blancs comme une race dépassant toutes les autres. Goddin nous donne en références moult témoignages qui ont défendu les théories coloniales jusqu’à l’indépendance du Congo en 1960. C’est seulement en 2006 qu’on a abandonné le slogan « Y a bon Banania! ». Comme l’a souligné si bien Robert Escarpit, « ce n’est pas à Hergé qu’il faut reprocher certaines façons de penser et de parler, c’est à nous-mêmes et à notre histoire. » Cette biographie est le meilleur antidote pour nous guérir définitivement de ceux qui ont empoisonné la vie d’Hergé dans leurs écrits, de Léon Degrelle à Pierre Assouline. Ce dernier verra enfin démenti ses rumeurs, sans sources ni preuves, que les Remi auraient adopté un enfant. Goddin met fin à la légende d’Hergé comme petit-fils du roi des Belges, avec documents et baptistères à l’appui. Il relative les rapports entre Hergé et Jacobs et le conflit Leblanc-Hergé est exposé dans toutes ses coutures tissées de fils noirs er blancs.

Goddin nous raconte une enfance heureuse alimentée d’humour et de moments troublants où Georges prend connaissance avec la mort en tuant un oiseau et en voyant une tête de mort sur le cadre d’une fenêtre lors du décès de son grand-père. Une enfance marquée par les objets volants au-dessus de Bruxelles durant la Première Guerre. Les bouleversements de la vie sentimentale et la crise morale d’Hergé sont traités avec franchise et diplomatie. C’est le 1er juillet 1955 qu’Hergé ( 48 ans ) rencontra Fanny Vlaminck ( 21 ans ). Après quinze ans de vie commune nous assistons à leur mariage le 29 mars 1977. Cette période est accompagnée de nombreux témoignages venant des premières personnes concernées, Germaine et Fanny, mais aussi des proches. Fanny avouera à l’auteur qu’en 1956, il n’y a pas eu de baiser ni d’enlacement dans l’ascenseur des Studios, contredisant ainsi les potins des collaborateurs et des commentateurs. Les cauchemars qu’Hergé aura durant ces moments difficiles seront présentés minutieusement dans chacune de leurs phases symboliques, sans extrapolation.
On s’attarde sur l’année 1959 dont l’ampleur dépasse Hergé: André Malraux avoue son affection pour Tintin, Montherlant en fait allusion dans sa dernière pièce, une photo montre Bernard Buffet lisant Tintin, de même que Françoise Sagan dans PARIS-MATCH, Marguerite Duras évoque une « Internationale Tintin », Edgar Morin y consacre un article et Pierre Daninos le commente avec humour... On nous gâte d’anecdotes méconnues. En 1961, Hergé fait parvenir à l’épouse de John F. Kennedy une série complète de ses albums. Le vol des bijoux de la Castafiore fut inspiré de celui commis en Angleterre, au détriment de Sophia Loren. Lors d’un voyage à Palerme, Georges et Fanny déjeunent à côté de Burt Lancaster qui interprétait le rôle du GÉPARD de Visconti. Lors de ses nombreux voyages, Hergé en profitera pour partager ses découvertes, entre autres, celle d’apprendre avec fierté à San Francisco que les tramways ont été acheté en Belgique. En 1972,avant de visiter Disneyworld et les Bahamas, à New York, il rencontre Milton Caniff, Gil Kane, Alain Resnais, Andy Wharol... pour n’en citer que quelques-uns.
La clé de voûte de tout l’édifice exégétique consacré à Hergé se retrouve dans cette biographie qui contient de nombreux éléments non retenus dans toutes les autres biographies. On apprend comment l’abbé Wallez, le patron d’Hergé et de sa première épouse Germaine, fut considéré comme un rival, un gourou et un ami inconditionnel du couple jusqu’à son décès. Nous apprenons comment Hergé trouvait le nom de ses personnages, en particulier Jo Zette et Jocko, comment il consultait son frère Paul pour le dessin des chevaux et comment l’image exotique d’un paquet de margarine a inspiré une case dans AU PAYS DE L’OR NOIR. Nous suivons dans chacune de leurs étapes les projets d’aventures de Tintin non retenues, en Alaska, au Mexique, chez des terroristes réfugiés dans les Balkans et tous les titres oubliés qui font rêver: TINTIN AU CANADA, TINTIN ET LE MONDE PERDU.

Nous suivons les derniers moments de vie d’Hergé à qui on a diagnostiqué en 1980 une sclérose de la moelle épinière qui entraîna un déséquilibre du système sanguin. Avec lui, durant sa convalescence, nous partagerons son goût pour la lecture sur le taoïsme et pour la musique de Satie et de Keith Jarrett. C’est un homme vieilli et amaigri qui accueille Tchang en 1981 dans un ultime tapage médiatique. Au début de 1983, il prévoyait rencontrer Spielberg; un rêve non réalisé avant sa mort. Précédant l’épilogue, Goddin cite un extrait de Carl G. Jung qu’Hergé aimait lire et qui résume bien le dilemme entre l’homme et l’artiste et leur destin respectif dans une même vie: « Il est évident qu’un artiste doit être expliqué et compris à partir de son art beaucoup plus qu’à partir des insuffisances de sa nature et de ses conflits personnels... »

Sur toute la ligne, c’est rassurant et enivrant d’avoir en main une biographie qui sort de l’ordinaire par son contenu et sa présentation soignée. Des photos jamais montrées, sont teintées sépia pour uniformiser et immortaliser le passage du temps. Le volumineux ouvrage est préservé dans un coffret pour permettre des lectures et des relectures à plusieurs générations à venir. Avec une écriture limpide et sans verbiage intellectuel et journalistique, Goddin nous offre la somme absolue et la référence désormais indispensable pour apprécier l’osmose entre Georges Remi dit Hergé et son oeuvre, et leur rencontre avec l’histoire.

Richard Langlois


Appel à tous !
Par chris, le 11/12/2007
Dans le cadre d'un ouvrage à paraître sur la visite d'Hergé au Québec en avril 1965 nous sommes à la recherche de documents (photographies couleurs et/ou noir et blanc, documents texte, coupures de presse, dédicaces film super 8 amateur, diapositives, dédicaces d'Hergé, publicité Tintin (céréales Quaker), etc.), concernant cette viste unique du créateur de Tintin dans la Belle Province. Prenez note qu'Hergé fit un grand nombre de dédicaces, durant son séjour du 6 au 10 avril 1965. Si vous êtes parmis ceux et celles qui l'avez rencontré soit au Salon du livre de Montréal 7ème édition, soit à Québec au magasin Paquette ainsi qu'au chantier du barrage de la Manicouagan, chantier Manic 2 et 5.

En plus des lieux officiels, Hergé fit des scéances de dédicaces en divers autres endroits (école secondaire, centre de loisirs, etc.) et rencontra une foule de gens. Si vous êtes de ceux et celles qui rencontrèrent Hergé, nous avons besoin de votre témoignage et de vos souvenirs pour faire le récit de cette visite du créateur de Tintin qui inspira d'autres créateurs tel Micheline Legendre, marionettes Tintin au Jardin des merveilles du Parc Lafontaine de Montréal ainsi que Gérard Binet, Marcel Godin et Jean Besré qui firent pour Radio-Canada l'adaptation radiophoniques des aventures de Tintin et l'émission Tous pour un qui consacra en 1967 des émissions ayant pour thème Tintin.

N'hésitez pas à communiquer avec nous à l'adresse suivante: planetintin@hotmail.com (veuillez ajouter "Hergé au Québec" comme objet de votre message).

Merci pour votre aide !
Prochaine assemblée générale des ADH
Par tintinmilou77, le 6/12/2007
L'assemblée générale de l'association Les Amis de Hergé (ADH) se déroulera le samedi 8 mars 2008. Comme à chaque fois, une bourse tintinophile sera organisée, avec le plein d'objets liés au petit reporter de bande dessinée. Ceux qui souhaitent avoir un stand sont priés de contacter les ADH via leur site (voir ci-dessous). Pour ce qui est de l'assemblée elle-même, elle se tiendra à l'Hôtel-Restaurant Nivelles Sud, au 22 Chaussée de Mons, 1400 Nivelles (Brabant Wallon, Belgique).

Nous vous communiquerons de plus emples informations dès qu'elles nous parviendront.

Lien: Site des ADH
Philippe Goddin à Paris
Par tintinmilou77, le 6/12/2007
Après sa présence à Strasbourg, Philippe Goddin participera à une séance de dédicaces de son livre Hergé, Lignes de vie à la librairie Boulervard des Bulles située à Paris. Un moment à ne pas manquer pour nos amis parisiens !

Informations pratiques:

Date: le 12 décembre
Heure: dès 16h00
Lieu: 50, Boulevard St-Germain, 75006 Paris (France)

Source: Librairie Boulevard des Bulles